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Voici un peu de mon histoire

Montjavoult,  mon histoire

              Bonjour, je me présente , mon nom est Montjavoult, mes ancêtres me nommaient Mons Jovis ou Mont Jupiter. Je suis la première commune du canton sur 37, car ma superficie est de 1673 hectares pour une population de 486 hab. (632 hab. en 1856)  soit 3,50 hectares par habitants. C'est peut être pour cela qu'au début du 20e siècle on disait "l'air pure de Montjavoult".
              Ma position géographique (positionnement GPS de l'église: longitude 01°47'04''E, latitude 49°12'52''N)  fait de moi un site privilégié, mon altitude 207m me donne le grade du plus haut village d'Île De France, mes amis Courdimanche et Montmartre se placent à la 2ème et 3ème place. Je me situe dans le département de l'Oise (60) à l'extrémité Sud-Ouest de celui-ci, mes voisins, les départements de l'Eure (27) avec la ville de Gisors et le Val d'Oise (95) avec la ville de Magny en Vexin me donnent le privilège d'être un village de campagne avec les commodités à porter de mon territoire ( médecin, grande surface, commerce, hôpital, etc...) .
              De plus, étant aux portes du Parc du Vexin Français (dont je ne fais pas partis) connue pour sa beauté et son relief inégalé, mais je bénéficie un peu du tourisme de celui-ci. Maintenant que vous me connaissait un peu mieux et avant de vous raconter mon histoire avec des dates clés, je voudrais vous parler de mes enfants ou comme le disent mes habitants : les Montjoviciens, "mes Hameaux", je possède six hameaux répartis sur le pourtour de ma bute, dont certains sont presque greffés à mon bourg, il y a : Le VOuast suivi de,  Hérouval , Beaugrenier, Le Bout du Bois, Valécourt et enfin Le Marais. Oh oui, j'oubliais mon aîné, qui a vu à sa majorité l'évolution de son accroissement, il pris son envole en 1788 et devint paroisse indépendante, je voulais parler de Montagny en Vexin.
              A présent, vous vous posez la question. Mais quel âge ai-je donc? Et bien je vous répondrais que moi même je ne le sais pas , mais ce qui est sure , c'est que je possédais des habitants voilà plus de 5000 ans, mes résidants ont laissé trace de leur passage à l'âge du néolithique: des centaines d'outils en pierre taillées où polies, au mégalithique (env. 4000 ans) une allée couverte avait été construite sur mon territoire. Ensuite , cela ne fait aucun doute  de grandes fermes gallo-romaines sont implantées sur mes terres ( à Beaugrenier et au Marais).
              En mon sommet s'étendait une vaste nécropole, l'on retrouva des cercueils empilés, creusés dans des blocs de pierres, servant peut être de base à une église primitive qui appartenait à l'abbaye de  St Denis en 882 (en 630, Dagobert 1er  avait confié le Vexin à cette abbaye) au 11e Siècle, ce temple primitif est remplacé par une église romane, au 13e siècle, St Louis me rattache à l'Archevêché de Rouen, car jusqu'ici je dépendais de l'Archevêché de Pontoise. En 1337, le diocèse de Rouen me considère comme l'église la plus riche du doyenné avec 60 livres de revenus annuels.
              DE 1419 à 1449, je devint anglais sous l'occupation du Vexin, se sont les années noires, le Vexin part dans la désolation et la ruine, les bâtiments civils et religieux sont détruits ou s'effondrent en l'absence d'entretien. Aucun documents ne font état de la destruction violente de mon l'église, mais les reconstructions du 16e siècles sont si important que certains auteurs ont cru se trouver devant un bâtiment neuf.
              A la veille de la révolution, l'abbaye de St Denis n'est plus  Mon Seigneur.
              Vers 1560, le maître architecte de la renaissance Mr Jean Grappin marqué par l'influence italienne réalise la façade Sud, le portail, la tour et le clocher. En 1706, mon église subit un incendie d'où la  réparation est imparfaite. En 1725, la foudre détruit la flèche du clocher qui à ce jour n'a jamais été reconstruite. En 1790, je suis même à l'honneur d'être promu chef lieu de canton avec 4 autres communes du district. En 1794, sous la terreur, l'église est dévastée par Bachod, le président du comité révolutionnaire de Chaumont en Vexin, c'est à coup de sabre qu'il déchire le grand tableau dressé derrière le maître-autel. La vie religieuse reste très active.
              Après la tourmente, je ne trouve qu'un équilibre précaire qu'avec le second empire.
              Mon église est classée depuis le 22 octobre 1913, ma première cloche fit son entrée en 1561 et se nomme Roselyne Marie. En 1850, elle se fêle, refondue en 1851,  elle se nomme Adeline Eugenie. Le fondeur est Mr Mahuet de Dreux. Bien des années plus tard, sa voix se cassa de nouveau (les Montjoviciens la surnomme à présent "la grande blessée"), elle continua malgré tout son travail jusqu'au matin de la Pentecôte en 1926, juste après l'angélus, elle chute et se fracasse. Elle fut refondue et bénite le 6 mars 1927, en la présence de Mr le maire Mr Gillouard, le parrain Mr le vicomte Devilleneuse-Bargenont, la marraine la pieuse Mlle Marie Desprès et son fondeur Mr A. Blanchet. Elle se nomme de nouveau Roselyne Marie, d'un poids de 1300kg, d'une hauteur de 100cms (127cms avec les anses), un diamètre de 120cms, et d'épaisseur 11cms au point de frappe. Le mécanisme du balancement fut électrisé le 6 juin 1937. Maintenant je vais vous parler de sa petite soeur, nous ne savons pas grand-chose de celle-ci sauf que les gens du cru l'appelle " LA PETITE ", une date 1913 figure sur son pourtour, elle mesure 35cm de hauteur, 43cm avec les anses pour un diamètre de 44cm et une épaisseur de 6cm à son point de frappe pour un poids d'environs 150kg, tout comme sa grande soeur elles partagent le même beffroi et elles sont motorisées en volée comme en tintement.
          Mais à propos, je parle, je parle, mais vous ai-je dit que mon église porte le nom de ST MARTIN.
          A présent, je vais vous avouer quelques traits de mon caractère, sur mon territoire fut fondée la première colonie de vacance de France (1881), le mouvement intégriste est né en 1970 par l'abbé COACHE et que je ne possède aucun homonyme au monde, alors attention, si vous prononcez le nom Montjavoult cela ne fera aucun doute vous parlez de moi.
         
            Voici maintenant quelques dates clés:

               
  • 1822 ouverture d'une filature de mèche a chandelle a Hérouval,               
  • 1850 construction d'un temple,               
  • 1854 construction d'une école avec mairie,               
  • 1881 fondation de la première colonie de vacance de France
                          (oeuvre des trois semaines),
               
  • 1886 transfert du cimetière de l'église au lieu dit le Marais
                        (terrain offert par la famille DUMONTIER-LEBEAU),
               
  • 1913 l'Oeuvre des Trois Semaines est reconnue d'utilité publique,               
  • 1962 construction d'une école, mairie et appartement,               
  • 1996 construction d'un terrain multi sport,               
  • 1997 construction d'une salle périscolaire, bibliothèque.

Appendice:              A la grande blessée
                      Ce titre "A la grande blessée" fut choisi par une humble religieuse, en souvenir des longues années pendant les-quelles la cloche de Montjavoult, fendue en deux et la moitié des oreilles décollées, fit entendre sa voix cassée pour appeler les fidèles à la prière.

                                              POEME

Salut ! grande blessée ;à ton âme ancestrale
L'âme de notre sol est unie à jamais,
Et de nos coeurs s'élève une hymne triomphale
Célébrant ton retour en ce doux lieu de paix.

                                refrain
O tinte, tinte encore....cloche de nos aïeux !
"Souvenir" bientôt dans ton palais de pierre,
Tu chanteras au ciel, en tes envols joyeux,
De notre coeur ému, la sublime prière !

O cloche, cher témoin de toute notre histoire,
viens à nouveau tinter comme aux temps d'autrefois
l'angélus apaisant qui, sur la route noire,
rappelle aux égarés, de dieu, la grande voix.

Pour la France du Christ tu chanteras encore
nobles réveils de foi, d'amour, de liberté !
Fils des preux nous serons, jusqu'à la grande aurore
alors tu sonneras un chant d'éternité.

        Ce poème fut lu le 6 mars 1927 en l'honneur de la cloche ROSELYNE-MARIE lors de son baptême.


               


          


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